Le crépuscule de Briareus de Richard Cowper

Les éditions Argyll ont été créées récemment et leurs premières publications vont paraitre le 18 mars prochain. Parmi leurs premiers titres figure Le crépuscule de Briareus de Richard Cowper. Ce roman de science-fiction écrit en 1974 a été publié une première fois en 1976 chez Denoël dans la collection Présence du Futur. Pour sa réédition, le roman a eu droit à un relooking à plusieurs niveaux: nouvelle couverture signée Xavier Colette et surtout traduction révisée par Pierre-Paul Durastanti. Cette nouvelle mouture inclut également une longue interview de l’auteur, ainsi que deux articles biographiques de Christophe Priest sur Richard Cowper.

Le crépuscule de Briareus décrit l’impact d’une catastrophe apocalyptique sur la Terre. Cependant, la cause de l’apocalypse n’est pas due à l’homme mais à l’explosion d’une étoile, Briareus Delta qui a lieu en 1983. Le roman ayant été écrit en 1974, le cataclysme a lieu dans un futur proche par rapport à l’écriture du livre, ce qui donne un caractère d’anticipation au roman. Briareus Delta a beau être située à 132 années lumières de la Terre, son explosion provoque un rayonnement fantastique visible même en plein jour. Cette explosion va perturber le climat sur Terre et envoyer d’importantes radiations. Dans un premier temps, elle va causer des typhons et des tornades qui seront suivis par un refroidissement important. De nombreux morts sont à déplorer dans ces catastrophes, mais le plus dur reste à venir quand peu à peu l’humanité se rend compte qu’elle est devenue stérile. Les recherches menées ne permettent pas de savoir d’où vient le problème.

Le début du roman m’a un peu fait penser à Spin de Robert Charles Wilson. On retrouve le thème du danger venant des étoiles et entrainant d’importantes conséquences sur l’humanité. Le style de Richard Cowper est fluide et entrainant, comme celui de Robert Charles Wilson. La révision de la traduction aide certainement à donner ce sentiment.

L’aspect post-apocalyptique du roman est assez différent de ce que l’on peut voir habituellement. Le récit est raconté par Calvin, professeur en lycée dans une ville anglaise. Il nous raconte ce qui est arrivé depuis l’explosion de Briareus Delta et les répercutions que cela a eu dans sa vie mais aussi à plus grande échelle. On découvre ainsi par ses yeux les conséquences de cette catastrophe sur plusieurs années, mais aussi l’apparition d’une onde « zéta » dans le cerveau de certaines personnes. Ces personnes appelées zétas semblent dotées de capacités particulières. Le roman ne manque pas d’actions et de rythme, mais propose une grande part de réflexion et de poésie, de réflexion sur la vie et son sens, sur ce que l’humanité est prête à faire face à une catastrophe mondiale. Ces questionnements sont intemporels, ce qui fait que le roman est marquant et qu’on peut tout à fait transposer ce qui s’y passe à notre époque.

Le crépuscule de Briareus est ainsi un roman aux thématiques très actuelles: environnement, catastrophes écologiques et survie de l’espèce humaine. Au travers du récit d’un homme ordinaire au premier abord, Richard Cowper nous offre un roman post-apocalyptique orienté vers la réflexion. Un très bon roman remis justement sur le devant de la scène par les éditions Argyll.

Autres avis: Lune,

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EN PAPIER

Auteur: Richard Cowper

Édition: Argyll

Parution: 18 mars 2021

Les étoiles meurent aussi…
Suite à l’explosion de la supernova Briareus Delta, située à 132 années-lumière, la vie humaine est complètement chamboulée sur Terre. Alors que se succèdent tempêtes et typhons, prémices d’une nouvelle ère glaciaire, l’humanité se découvre soudain stérile. Les unes après les autres, les sociétés humaines s’écroulent, victimes de dérives autoritaires autant que d’un effondrement philosophique… Car que faire dans un monde sans avenir, vidé du rire des enfants ?
Réfugiés dans le sud de l’Angleterre, Margaret et Calvin survivent tant bien que mal. Jusqu’au jour où ils découvrent une petite communauté isolée où vit Elizabeth, étrange jeune femme issue de la Génération du Crépuscule. Dans cet enfer blanc, vierge de tout espoir, serait-ce elle la clef de la survie ?

11 commentaires

  1. Ah oui, c’est vrai que cette couverture de Xavier Collette est vraiment superbe ! J’ai bien envie de me pencher sur les premières sorties de chez Argyll. Je ne sais pas encore si je vais commencer par ce roman, par contre, car les scénarios apocalyptiques, en général, je fais un peu l’impasse. Par contre, tu piques ma curiosité avec cette histoire de stérilité, et ces ondes zeta, donc… à voir ^^

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