La dernière Emperox – L’interdépendance T 3 de John Scalzi

J’attendais impatiemment le dernier tome de la trilogie L’Interdépendance de John Scalzi, après un deuxième tome, Les flammes de l’empire exceptionnel. Cette trilogie est la première écrite par l’auteur. Il explique d’ailleurs dans les remerciements qu’il a envisagé tout de suite le projet comme une trilogie en imaginant quelle en serait la fin. Et on peut dire que la fin est à la hauteur du reste et révèle encore quelques surprises pour une trilogie qui a mis les femmes à l’honneur, avec des personnages féminins tous forts réussis.

Conclure une trilogie n’est pas forcément simple : surtout après deux excellents tomes, on est forcément attendu au tournant. L’interdépendance est l’histoire d’une fin, de la fin d’un Empire confronté à une catastrophe inéluctable. Les humains ont quitté la Terre depuis longtemps et ne savent plus où elle se trouve. Ils ont depuis fondé L’Interdépendance, un réseau de 48 systèmes tous gouvernés par un Emperox et surtout reliés par le Flux. Le Flux est un ensemble de réseaux permettant de voyager vite entre les mondes, donnant ainsi le commerce, mais aussi de rendre ces mondes viables. En effet, les humains vivent dans des villes sous dômes créées pour leurs besoins et alimentées grâce aux voyages spatiaux permis par le Flux. Une seule planète fait exception, le Bout, appelée ainsi car elle est située au fin fond du réseau. Le Flux est ainsi vital, mais depuis quelques temps, il montre des signes d’affaiblissement et il a clairement été établi qu’il allait s’effondrer prochainement. Ce qui signifie la fin du monde de L’interdépendance, la fin de l’Empire, et la mort de milliers de personnes.

Il faut trouver des solutions pour palier cet effondrement et essayer de sauver le plus de vies possible. C’est la mission de l’Emperox Griselda qui aura comme soutien deux personnes importantes : le scientifique Marce Claremont devenu très proche de Griselda, et Kiva Lagos qui appartient à l’une des plus grandes famille de marchands de l’interdépendance. Surtout que pour compliquer une situation déjà bien complexe, Griselda doit aussi faire face à diverses trahisons des nobles, surtout celles venant de la famille Nahomapetan, désirant plus que tout s’approprier le trône de l’Emperox.

En racontant la fin d’un univers connu, John Scalzi imagine la réaction des puissants, de ceux qui détiennent le pouvoir face à cette catastrophe. On imagine sans trop de difficultés la transposition d’un tel événement dans notre monde avec une catastrophe climatique par exemple. Les réactions des personnages nobles sont tout à fait crédibles, leur soif de pouvoir n’a aucune limite et cela même au détriment de la mort de milliers de personnes. On sent la critique sociale derrière une histoire futuriste. Avec cette trilogie, John Scalzi nous offre un cocktail mêlant space opera, personnages bien campés, actions, intrigues, humour, critique sociale et dialogues enlevés et il s’en tire avec les honneurs, offrant une fin à la hauteur du reste avec un final époustouflant et tout en émotion. En plus, cette trilogie contient plusieurs scènes d’anthologie qui donnent envie de lire à nouveau l’auteur.

La dernière Emperox offre ainsi une belle conclusion à une excellente trilogie. L’auteur reprend la même recette que les précédents en combinant de l’action, de l’humour, des personnages bien construits, un style fluide et un fond solide. La dernière Emperox ça roxe!

Autres avis : Ombrebones,

L’acheter chez un libraire (sans aucun frais supplémentaire):

En Papier

En numérique

Auteur: John Scalzi

Éditeur : L’Atalante

Parution: 25/02/2021

Cette fois, c’est la fin. Les courants du Flux, qui relient les systèmes stellaires de l’Interdépendance, s’effondrent les uns après les autres. Il n’est plus question de douter de la réalité du problème, aussi les riches et les puissants se trouvent-ils contraints de changer leur fusil d’épaule : au lieu de se réfugier dans le déni, ils font feu de tout bois pour sauver ce qui peut l’être et se réfugier au Bout, la seule planète habitable de l’empire, en abandonnant le bas peuple à une mort lente dans ses stations artificielles.

12 commentaires

  1. Je viens de finir le 2ème opus, j’ai donc choisi de lire ta critique de façon très transversale mais j’ai bien compris que c’est aussi bon que les précédents épisodes. Mais je lirai le tome 3, c’est certain ; pour ensuite relire ton article avec soins et y donner un avis constructif ;).

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