Dehors, les hommes tombent – Arnauld Pontier

Lors des Imaginales, je suis passée sur le stand des Éditions 1115 et j’ai craqué pour 2 novellas d’Arnauld Pontier : Monsieur Merlin et Dehors, les hommes tombent. Les 3 textes de l’auteur proposés par les Éditions 1115 sont très différents mais ont en commun une plume superbe et une certaine forme de poésie.

Dehors les Hommes tombent est un roman post-apocalyptique mais très différent de ce qu’on peut voir dans le genre. Dans un futur éloigné, l’humanité a complétement disparu de la Terre laissant seulement quelques ruines comme trace de son passage sur la planète bleue. Pourtant, il reste quelqu’un : un Semblant : un androïde très perfectionné. Il a parcouru la Terre mais n’a trouvé personne comme lui, seulement des animaux. Il est à la recherche de son identité, se rappelant au fil du récit son passé et celui de l’humanité. Le roman est ainsi l’histoire du dernier androïde sur une Terre désertée par l’Homme.

Pourtant, cette histoire n’est pas dénuée d’une forme d’espoir, la terre semble belle loin de l’humanité. L’auteur nous interroge sur le monde d’aujourd’hui, sur ce qui a conduit à la disparition de l’humanité, sur nos dérives. Il se dégage du texte une douce mélancolie en partie due à la plume de l’auteur, très belle mais aussi fluide. Une fois entamé, le livre se lit d’une traite, emporté dans ce monde dévasté qui n’a pas perdu sa beauté. On suit cet androïde dans son voyage intérieur, dans ses souvenirs, et vers un avenir qu’il ne connaît pas.

Le voyage proposé par Arnauld Pontier se déroule en terre sinistrée, il est difficile par moments surtout quand on voit de quoi les hommes sont capables, il est poétique, émouvant, et en un mot tout simplement beau.

Voir: interview de l’auteur sur le site de ActuSF

Autres avis: le maki, Le chien crititique, le syndrome quickson,

Auteur: Arnauld Pontier

Les Éditions Mille Cent Quinze

Parution: 25/03/2020

« Il s’apprête à franchir un tertre, lorsqu’il entend le bruit. Le son caractéristique d’une vague déferlante. Il relève la tête : à trois kilomètres, devant lui, les flots se soulèvent, comme si un gigantesque animal se déplaçait sur le fond de l’océan, remontait des abîmes vers la rive. Il entend le bruit de ses pas, puissants, qui font résonner la terre. Lorsqu’un bras colossal, de treize mètres de long, surgit de l’eau, dans une extraordinaire gerbe blanche, et projette, loin devant lui, un trait de cuivre acéré – un rayon de diadème –, il comprend qu’il est la cible, que le dieu solaire qui s’est détaché du sommet de la tour l’a attendu afin d’accomplir sa vengeance. La vengeance de toute l’Humanité. »

Cette chronique fait partie du Challenge S4F3 2022

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