Les voltigeurs de Gy de Ursula Le Guin

Les éditions Actusf ont rassemblé 7 nouvelles de Ursula Leguin dans ce petit livre de la collection Hélios paru en juin. La nouvelle qui donne le titre à ce recueil est Les voltigeurs de Gy, elle est accompagnée de 6 autres textes de longueurs variables. Une interview de David Meulemans réalisée par Jérôme Vincent vient conclure le livre.

Les 7 textes de ce recueil sont déjà parus dans d’autres livres auparavant, et ne sont pas liés par un univers communs. Ce sont plutôt des textes où l’autrice parle de cultures et de sociétés étrangères sur d’autres planètes, un peu à la manière d’un reportage, d’un récit d’exploration. L’autrice a une approche proche de l’anthropologie tout en gardant le côté fiction, histoire.

  • Les voltigeurs de Gy:

The Flyers of Gy: An Interplanetary Tale / The Fliers of Gy, date de 2000. Elle a été publiée précédemment dans le Bifrost n°25, l’anthologie Exoterre 2009 et en nouvelle unitaire chez Souffle du rêve en 2009. Ce texte parle des habitants de la planète Gy qui ressemblent aux humains, mais ont des plumes à la place des poils. Les plumes leur servent aussi pour écrire. Une très faible proportion subit une transformation à l’adolescence, leur donnant des ailes. Parmi ceux-ci, certains volent et sont ainsi nommés les voltigeurs. Leur don apparait dangereux mais aussi très tentant. Le texte est construit à la manière d’un reportage, d’une étude sur les voltigeurs. On trouve des témoignages de différentes personnes expliquant leur choix de voler ou non.

  • Première rencontre avec les Gorgonides :

The First Contact with the Gorgonids date de 1992, publiée précédemment dans le recueil Pêcheur de la mer Intérieure en 2010. En Australie, un couple cherche à aller à Ayers rock et rencontrer des aborigènes. Ils vont faire une toute autre rencontre, celle d’une espèce extra terrestre. L’autrice y évoque la misogynie de manière assez drôle avec un chouette retournement de situation.

  • Le Sommeil de Newton :

Newton’s Sleep date de 1991, précédemment publiée dans le recueil Pêcheur de la mer Intérieure en 2010. La Terre est ravagée par des désastres écologiques et une poignée d’humains ont la chance de pouvoir partir vers une station spatiale. On suit principalement une famille dont la fille a de gros problèmes de vues. La vie sur la station est ponctuée de plusieurs incidents et d’apparitions étranges. La nouvelle aborde le problème du déracinement et de la quête des origines, avec des personnages loin de chez eux dont le passé revient les hanter.

  • L’Ascension de la face nord:

The Ascent of the North Face, date de 1983 et précédemment publiée dans le recueil Pêcheur de la mer Intérieure en 2010. C’est un texte très court sous forme de journal d’une ascension.

  • La première pierre:

The Rock That Changed Things date de 1992. Précédemment publiée dans l’anthologie Exoterre 2009, dans le recueil Pêcheur de la mer Intérieure en 2010 et dans l’anthologie Utopiales 2018. Un nouveau récit sur deux peuples avec une étrange relation fondée sur la domination, on y trouve beaucoup de thématiques sur le langage, l’émancipation, l’appropriation de la culture.

  • Le Kerastion :

The Kerastion, date de 1990 et précédemment publiée dans le recueil Pêcheur de la mer Intérieure en 2010. La nouvelle raconte comment se déroule un rite funéraire et au travers celui ci l’autrice dresse le portrait d’une société inégalitaire divisée en castes.

  • La Construction:

The Building date de 2001 précédemment publiée dans l’anthologie Tracés du vertige en 2004. Un texte à nouveau assez descriptif racontant un monde qui se reconstruit sur de longues années.

Un bon petit livre pour découvrir ou continuer à découvrir cette merveilleuse autrice.


Autres avis: Vert (pour la nouvelle éponyme), Gromovar, l’imaginarium,

Autrice :Ursula Le Guin

Acheter ce livre en soutenant les librairies indépendantes et le blog:

En papier

En numérique

Édition: Actusf collection Hélios

Parution : 11 juin 2021

Dans les riches univers d’Ursula Le Guin, mille peuples habitent mille planètes, développant mille cultures. 

Sur la planète Gy, on n’accepte que ceux qui sont incapables de s’envoler dans les cieux. 

Chez les Obls, on se réinvente le langage avec de simples pierres et la révolte.

Et sur la base Sates, on a beau avoir échappé à une Terre détruite par la pollution, on garde la nostalgie du berceau originel…

Cette chronique fait partie du challenge estival S4F3

Cette chronique fait partie du challenge Summer Star Wars The Mandalorian

6 commentaires

  1. Je n’ai pas été aussi emballée que ce que je pensais par « La main gauche de la nuit » mais là, plusieurs des textes me tentent beaucoup, ce serait une bonne idée pour poursuivre la découverte de cette autrice (en plus la couverture est magnifique), du coup je note. Merci pour la découverte ^^

    Aimé par 1 personne

  2. La nouvelle éponyme est superbe. J’avais lu les autres textes (sauf le dernier) dans Pêcheur de la mer intérieure mais ils ne m’ont pas beaucoup marqué. Il faut que je relise tout ça maintenant que j’ai cette nouvelle édition.

    Aimé par 1 personne

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s