Citadins de demain, tome 1. Capitale du Nord de Claire Duvivier

Citadins de demain de Claire Duvivier est le premier volume de la trilogie Capitale du Nord. Le roman est publié par les éditions Aux forges de Vulcain. Il fait partie du cycle de la Tour de garde, cycle composé de deux trilogies : Capitale du Nord (Dehaven) et Capitale du Sud (Gémina) dont le premier volume Le sang de la cité de Guillaume Chamanadjan est paru en avril 2021.

Deux villes, deux ambiances

Si Guillaume Chamanadjan a ouvert le bal avec Gemina et le Sud, ça ne veut pas pour autant dire qu’il y ait un ordre de lecture pour ces trilogies. Pour le moment, on peut lire une des deux (même si cela serait un peu dommage) ou commencer directement par le Nord. Pour le moment, les deux trilogies sont liées par quelques petits points seulement, mais on peut imaginer que la situation du continent va certainement avoir des répercussions sur les deux villes que sont Gemina et Dehaven.

Pour nous faire découvrir Dehaven, Claire Duvivier a opté pour un angle d’approche très différent de son comparse Guillaume Chamanadjan, qui nous présentait la ville par les yeux d’un commis d’épicerie. L’histoire est ici racontée à la première personne par Amalia Van Esqwill, jeune fille issue d’une famille noble. Son histoire et son enfance sont fondamentalement différentes de Nox mais aussi des autres jeunes de la capitale du Nord. En effet, Amalia ainsi que ses proches amis Hirion et Yonas ont reçu une éducation particulière, leurs parents désirant en faire des citoyens de demain, des personnes très cultivées dans tous les domaines. La famille de la jeune femme est très puissante, son père étant à la tête d’une compagnie de commerce, et sa mère tenant un siège au haut conseil de la ville. Ils sont très proches de la famille de Hirion, avec qui Amalia a passé toute son enfance.

Le fait de découvrir la ville par les yeux de personnages évoluant dans un milieu plus huppé et plus intellectuel donne une toute autre ambiance au récit. On ne découvre pas les mêmes quartiers, la ville apparait beaucoup plus froide et pas seulement pour son climat. Dehaven est aussi une ville portuaire, mais plus semblable à Amsterdam. Pour accentuer cette atmosphère particulière de la cité, l’autrice a choisi d’opter pour un style particulier en employant quasi exclusivement le passé simple, même dans les dialogues. Cela est assez déroutant au départ mais convient particulièrement bien au récit et plante formidablement le décor.

Une intrigue qui se complexifie

L’histoire débute sur un rythme assez proche de celui du Sang de la cité, un peu lent, mais qui permet de découvrir la ville, son fonctionnement et les différents personnages. On retrouve ainsi des éléments de construction narrative en commun entre les deux séries: la découverte de l’univers par les yeux d’un personnage, la prise de conscience des tensions qui existent au sein de la cité et du monde en général, puis un élément vient troubler la vie des protagonistes. Dans les deux cas, cet élément est lié à la magie et à la double nature de la ville. Dehaven apparait également comme un personnage à part entière, comme recelant de secrets et de mensonges qui vont influer sur le destin d’Amalia et de ses amis.

L’intrigue parait assez simple au départ, puis se complexifieau fil des pages. Le récit s’intéresse à l’histoire personnelle d’Amalia et de sa famille qui est lié à celle de la cité et ainsi à un aspect diplomatique important. Puis la magie vient prendre de plus en plus de place dans l’intrigue. Claire Duvivier prend le temps pour brosser le caractère de ses personnages, Amalia apparait un peu distante au départ puis devient vite attachante, une femme moderne qui se pose beaucoup de questions et essaye de faire au mieux dans une situation difficile. La tension monte peu à peu, le récit se fait de plus en plus prenant jusqu’à une fin terriblement marquante. On ne peut qu’essayer d’imaginer la suite (et l’attendre avec impatience) et penser aux concordances futures entre les deux trilogies.

Avec Citadins de demain, Claire Duvivier brosse un portrait à la fois différent et semblable de l’univers de la Tour de Garde de celui esquissé par Guillaume Chamanadjan dans Le sang de la Cité. Cependant, les deux trilogies laissent augurer un projet de grande envergure dont il me tarde de poursuivre la lecture.

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En papier

Autrice: Claire Duvivier

Édition: Aux forges de Vulcain

Parution: 01/10/2021

Amalia Van Esqwill est une jeune aristocrate de Dehaven, issue d’une puissante famille : son père possède une compagnie commerciale et sa mère tient un siège au Haut Conseil. Progressistes, ils lui ont offert, à elle et à d’autres enfants de la Citadelle, une instruction basée sur les sciences et les humanités. Jusqu’au jour où le fiancé d’Amalia se met en tête de reproduire un sortilège ancien dont il a appris l’existence dans un livre.
Au moment précis où la tension accumulée dans les Faubourgs explose et où une guerre semble prête à éclater dans les colonies d’outre-mer, la magie refait son apparition dans la ville si rationnelle de Dehaven. Et malgré toute son éducation, Amalia ne pourra rien pour empêcher le sort de frapper sa famille et ses amis.


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