Les fantômes du nouveau siècle – Jean-Philippe Depotte

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Les fantômes du nouveau siècle de Jean-Philippe Depotte faisait partie de la première série de livres de collection Les saisons de l’étrange. Une série de quatre romans est prévue avec ce personnage, ce premier tome est sous titré La Soupe aux arlequins. Un second tome,Les fantômes du nouveau siècle, tome 2 : Le pépin de la reine Midasse doit paraître cette année dans la saison 2 de l’étrange. Jean-Philippe Depotte a publié plusieurs romans auparavant et possède également une chaîne YouTube, sur laquelle il publie des vidéos d’analyses de grands classiques de littérature

Le Paris de la belle époque

Le roman se déroule en 1900 à Paris, à la veille de l’ouverture de l’exposition universelle. Cette exposition annonce une ère nouvelle, celle de la modernité, de la technologie, de l’ouverture vers le monde. Marie-Antoinette est une jeune femme moderne, manipulatrice, aventureuse et au caractère bien trempé. C’est également une orpheline qui vit dans une pension tenue par sa marraine, ancienne maquerelle. Elle vit de différentes arnaques et n’a pas sa pareille pour embobiner le monde. Marie-Antoinette aimerait gravir les échelons et mettre ses talents de couturière en valeur. Pour cela, elle veut approcher Monsieur Picard, le responsable de l’Exposition Universelle. Hélas, ses combines ont du mal à fonctionner et la jeune femme va se retrouver embringuée dans un invraisemblable imbroglio mêlant fantômes, meurtres et enquêtes.

Le Paris de la belle époque et le contexte de l’Exposition Universelle offre un beau décor à ce roman fantastique. On y croise des personnages fictifs mêlés à des historiques comme George Méliès ou les Frères Lumières. Le roman propose ainsi une belle galerie de personnages, certains sont un peu trop des archétypes mais ils restent agréables à découvrir. Pour retranscrire au mieux le Paris de la belle époque et ses personnages variés, l’auteur utilise des termes de vocabulaire liés à l’époque, allant puiser dans l’argot de l’époque.

Un roman sympathique mais qui ne m’a pas convaincue

Le cadre du roman est agréable, son personnage principal également, l’intrigue se laisse découvrir. Cependant plusieurs éléments m’ont dérangée au cours de ma lecture et fait passer à côté de ce roman. Tout d’abord, j’ai eu beaucoup de mal avec le style de l’auteur. Il y a énormément de dialogues et de monologues de Marie-Antoinette qui alourdissent le récit et donnent l’impression de ne pas avancer. Les rebondissements dans l’intrigue arrivent un peu tard et auraient pu être mieux amenés. La mise en place de l’intrigue est un peu longue, donnant trop d’importance à Marie-Antoinette et très peu au Segikawa-sensei, un médium japonais qui semble disposer d’étonnantes capacités. Ce personnage apparait intéressant mais trop en retrait par rapport à l’héroïne. Enfin, les talents de baratineuse et d’arnaqueuse de Marie-Antoinette sont certes plaisants et offrent de nombreuses péripéties mais ils sont parfois trop forts. Elle est capable d’embobiner n’importe qui avec des mensonges particulièrement gros parfois au point que l’on doute de l’intelligence des gens qui en sont victimes.

Ce premier tome de la série Les fantômes du nouveau siècle a des atouts dans sa manche qui pourront vous séduire. Hélas, ce ne fut pas le cas pour moi, en grande partie à cause du style et d’une mise en place trop longue qui m’ont fait rester en dehors du récit.

Autres avis:Les portes du multivers,

Infos:

Auteur: Jean-Philippe Depotte

Éditeur : Les Moutons Électriques, collection Les saisons de l’étrange

Parution :04/10/2018

Paris, 1900. Marie-Antoinette est une petite arnaqueuse des Halles, évadée d’un orphelinat sordide, réfugiée dans un ancien bouge de la rue du Poil-au-Con. Mais elle n’est pas miséreuse, bien au contraire, et elle a l’intention de saisir le train de l’Exposition Universelle pour se faire une place dans le monde du XXe siècle. Alors, elle ose tout ! Méliès, Eiffel, Edison : derrière chaque grand homme, il y a un cave à arnaquer ! Mais elle bute sur un curieux personnage : Sekigawa sensei, débarqué dans les bagages de la délégation japonaise. Un bourgeois prétentieux ? les mêmes que chez nous !? dont elle devient la femme de chambre. Mais un homme sombre et mystérieux, aussi, et qui cache quatre fantômes dans quatre urnes de porcelaine. Que recherche cet étranger si loin de la cour de son Empereur ? Et qui sont ses morts éveillés que Marie-Antoinette peut voir et toucher comme s’ils étaient vivants ?

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